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Haut-Jura Arcade

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Morez est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Morez est aujourd'hui la capitale française de la lunette, après avoir été, au XIXe siècle, la capitale de l'horloge comtoise. Elle est située à proximité de la frontière suisse, au pied de la station des Rousses, c'est la deuxième ville du Parc naturel régional du Haut-Jura.

Le z final étant naturellement muet, il faut prononcer Moré et non Morèzz. Ses habitants sont appelés les Moréziens et les Moréziennes.

Géographie

Située dans une cluse, Morez est enserrée dans la vallée de la Bienne, ce qui explique son extension sur 3 kilomètres de longueur. Le site de Morez est facilement reconnaissable grâce aux montagnes qui l'enserrent et à la silhouette des viaducs du chemin de fer.

L'altitude, qui varie de 650 m à 1 302 m sur l'ensemble de la commune1, présente des différences importantes selon les quartiers de la ville :

  • Bas de Morez (691 m) au niveau de la confluence entre l'Evalude et la Bienne ;
  • Morez centre (720 m environ) ;
  • Morez-dessus (760 m) sur le flanc ouest de la vallée ;
  • Villedieu (745 m) sur le flanc est de la vallée, au-dessus de la gare SNCF ;
  • Sur Le Puits (815 m) sur le flanc est de la vallée, au-dessus du centre-ville.

Les communes voisines sont :

Histoire

Au XVIe siècle, les premiers habitants de la Combe Noire sont descendus des villages voisins pour y installer des moulins sur les bords de la Bienne.

Ces moulins sont ensuite remplacés par un chapelet de martinets de forge, de clouteries et de scieries, utilisant l'énergie hydraulique. La famille Morel serait la première à s'y installer, elle laissera son nom à la ville de Morez.

L'arrivée de la route au XVIIIe siècle favorise l'économie2.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Morez-la-Montagne3.

Morez devient une commune à part entière en 17764, et se développe au XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle du fait de son essor industriel important centré sur la métallurgie : tréfilerie, clouterie, horlogerie, émaillerie et lunetterie.

Au XXe siècle, l'industrie se spécialise dans la lunetterie.

Jean-Marc Olivier, historien ayant étudié le phénomène d'industrialisation spécifique au bassin morézien, a mis au jour le concept d'industrialisation douce5. Il s'arrête notamment sur la succession de trois cycles techniques entre 1750 et nos jours : ceux de la clouterie, de l'horlogerie de parquet (horloges comtoises), et de la lunetterie (1880 à nos jours).

Clouterie

La fabrication des clous est une des premières industries locales. À l'origine, plusieurs martinets, actionnés par des roues à eau, sont situés au bord de la Bienne.

Horlogerie

À partir de la fin du XVIIe siècle, l'horlogerie se développe dans la région de Morez (les frères Mayet à Morbier).

En 1789, Morez a 76 horlogers pour un millier d'habitants et exporte ses composants horlogers jusqu'au Gévaudan6.

La production d'horloges comtoises reste artisanale jusqu'au XIXe siècle, la production devient alors industrielle et dépasse 100 000 pièces par an dans les années 18507. Parmi les entreprises les plus importantes, la société Lamy et Lacroix emploie en 1855 près de 500 personnes dont 300 environ dans l'horlogerie et le reste dans la lunetterie. Il est à noter qu'une partie non négligeable des personnes employées travaillent chez elles8. En 1854, est créée une école d'horlogerie9.

Si l'horlogerie morézienne bénéficie bien du voisinage suisse pour obtenir la technique de l'émail en 1777, elle reste techniquement indépendante10.

Aux XIXe et XXe siècles, Morez et Morbier sont aussi un centre important de production d'horloges monumentales11.

Lunetterie

Article détaillé : lunettes de vue.

En 1796, un cloutier, Pierre-Hyacinthe Caseaux a une idée : il utilise du fil de métal pour fabriquer des bésicles. C'est le début de la lunetterie morézienne, qui connaît son essor au milieu du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, l'horloger Henri Lissac, qui restera maire de Morez de 1908 à 1931, fonde l'entreprise de lunetterie qui existe encore.

Métier d'Art

La tradition industrielle de Morez et le savoir-faire local justifie le label Ville et Métiers d’Art. Ce label regroupe une sélection de soixante-trois communes en France.

Économie

L'économie morézienne s'appuie sur plusieurs secteurs complémentaires :

La ville accueille une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Jura.

Politique et administration

Liste des maires de Morez

L 'hôtel de ville
Liste des maires depuis la Seconde Guerre mondiale
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
mai 1931 mai 1953 Louis Paget SFIO  
mai 1953 novembre 1955 Paul Dalmais    
novembre 1955 mars 1959 Roger Passet   Commerçant -Chausseur
mars 1959 mars 1971 Gaston Prost-Dame    
mars 1971 mars 1983 Jean-Louis Crestin-Billet   Fabricant de lunette (Entreprise Cébé)
mars 1983 mars 1989 Roland Carminati RPR  
mars 1989 mars 1995 A. Cachot et Roger Gobet    
mars 1995 avril 2014 Jean-Paul Salino14 UMP Chef d'entreprise dans la lunetterie
avril 2014 en cours Laurent Petit UMP Vétérinaire

Enseignement

Le lycée Victor Bérard

La ville compte deux collèges et un lycée.

Collège public

Collège privé

Lycée public

  • Lycée polyvalent Victor Bérard (Microtechniques, génie optique et lunetterie15)

Jumelages

D'abord jumelé avec Offenbourg (RFA)

Démographie

En 2011, la commune comptait 5 068 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

Histogramme de l'évolution démographique


Avec 6144 habitants en 199917, Morez est la cinquième ville du département du Jura. En 2009, la commune ne compte plus que 5 240 habitants.

Naissance d'une ville

Quartier du Puits en 2013

Le boom démographique observé pendant la première partie du XIXe siècle correspond à la période d'industrialisation (clouterie, puis horlogerie et lunetterie). La population passe en quelques dizaines d'années de 1 000 habitants à plus de 5 000. Les ateliers et les maisons se concentrent dans le fond de la vallée.

Entre la Grande Guerre et la Seconde Guerre mondiale, la population recule. Très peu de bâtiments sont construits à cette époque.

La deuxième phase de croissance démographique de 1950 à 1980 correspond à l'optimum de la mono-industrie lunetière. Pour loger sa population croissante, la commune décide la construction de deux quartiers nouveaux situés sur les flancs de la vallée « Morez-dessus » et « Villedieu ».

Au milieu des années 1970, le manque de logements conduit à la construction d'un autre quartier « Sur le Puits ». La population de ce quartier atteint plus de 1 400 habitants en 199118.

Avant d'entrer dans une phase de stagnation, la population de l'ensemble de la ville atteint pratiquement 7 000 habitants dans les années 1980.

La baisse de population observée dans les années 1990 et 2000 s'explique par la baisse de l'activité industrielle et par un phénomène de périurbanisation (de nombreuses personnes travaillent à Morez mais habitent dans une commune voisine).

Depuis 2009 les quartiers du Puits et de Villedieu bénéficient d'un ambitieux plan de rénovation urbaine (construction de la gendarmerie, création d'une chaufferie bois, création et réhabilitation de logements, aménagement d'un parc urbain, construction d'un foyer pour personnes handicapées).

Immigration

La première phase de croissance correspond à la fixation à Morez de populations issues principalement des villages du Haut-Jura19. Une importante immigration italienne (piémontaise et bergamas) s’installe à Morez et au Haut-Jura à la suite de la construction de la voie de chemin de fer et du fort des Rousses.

La deuxième phase de croissance s'accompagne d'une arrivée de populations nouvelles dont une part importante immigre du Portugal, de Turquie mais aussi du Maghreb.

Aire urbaine

L'aire urbaine de Morez (au sens de l'Insee) regroupe Morez et Morbier. La population de l'aire urbaine de Morez est de 7 336 habitants en 2011.

Transports

Malgré sa situation géographique défavorable (en montagne), Morez bénéficie de liaisons vers Paris, Lyon, Genève ou Lausanne.

Route

Morez se trouve sur la route (RN5) reliant Paris à Genève. Par la route, Morez est à 27 km du Brassus, 35 km de Nyon, 53 km de Genève et 158 km de Lyon.

SNCF

La gare de Morez permet de rejoindre Paris Gare de Lyon en quatre heures (TER + TGV).

La ligne SNCF permet également de rejoindre Saint-Claude et Lyon par Oyonnax et Bourg-en-Bresse (la section Oyonnax - Bourg-en-Bresse est provisoirement assurée par autocar à la suite de la modernisation et de l'électrification de la ligne Bourg-en-Bresse - Bellegarde-sur-Valserine).

La ligne de chemin de fer passant à Morez est surnommée la « Ligne des hirondelles ».

NStCM

Avec l'achèvement de la ligne métrique de Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (NStCM) en 1921, Morez bénéficiait d'une liaison avec Nyon en Suisse. La partie française de cette ligne a été fermée en 1958, la route reprenant son tracé et l'espace libéré à flanc de montagne. La ligne actuelle assure la liaison Nyon Saint-Cergue La Cure (frontière suisse)

Lieux et monuments

Voies

92 odonymes recensés à Morez
au 24 novembre 2013
AlléeAvenueBldCheminCitéImpasseMontéeSentierPlaceQuaiRd-pointRouteRueSquareAutresTotal
1 N 1 5 0 13 1 2 0 2 4 3 0 3 44 1 N 2 13 N 3 92
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices et sites

Personnalités liées à la commune

  • Antide Janvier : maître horloger de Louis XVI, séjourne à Morez en 1771 et 1772.
  • Pierre-Hyacinthe Caseaux, grâce à qui Morez devint la capitale de la lunetterie.
  • Alphonse Jobez : né en 1813 à Morez, député.
  • Honoré Reverchon : né en 1821 à Morez, industriel et homme politique.
  • Victor Bérard : né en 1864 à Morez. Helléniste, diplomate, sénateur du Jura.
  • Léon Bérard : né en 1870 à Morez (frère de Victor Bérard), chirurgien à Lyon. Pionnier de la chirurgie thoracique et anti-cancéreuse.
  • Alphonse de Lamartine : la grand-mère du poète était morézienne.
  • Aimé Lamy : horloger et lunetier. Maire de Morez de 1852 à 187022.
  • Henri Lissac : né en 1869 à Morez, fabricant de lunettes et homme politique.
  • Jean-Baptiste Lemire : chef d'orchestre et compositeur de la valse La Morézienne.
  • Lucien Terraillon : rachète l’entreprise morézienne Paul Odobey en 1908.
  • Paul Séjourné : ingénieur qui a conçu et réalisé le Grand viaduc de Morez en 1912.
  • Docteur Victor Bismuth : né à Tunis en 1905, décédé en 1988. Croix du combattant 1939-1945. Croix du combattant du volontaire de la résistance. Chevalier de l'ordre national du Mérite.
  • Romain Roussel : écrivain, lauréat du Prix Interallié en 1937 pour La Vallée sans printemps dont l'action se passe dans la région de Morez.
  • Mgr Marcel Noirot : ancien abbé de Morez, professeur de droit canonique à Lyon puis au Vatican, ami et prélat d'honneur du Pape Pie XII.
  • Jean Ricardon : né en 1924 à Morez, commerçant et artiste peintre.
  • Fred Moore : militaire, ancien étudiant de l'École nationale d'optique de Morez.
  • Alain Buffard (1960-2013) : né à Morez, danseur et chorégraphe.
  • Jean-Marc Olivier : historien français qui a étudié l'« industrialisation douce » dans la région de Morez.
  • Patrice Bailly-Salins : né en 1964 à Morez, ancien biathlète français.
  • Eric Vidonne : pianiste originaire de Morez, professeur à l’École Normale de Musique de Paris.
  • Ferréol Cannard : né en 1978 à Morez, biathlète français.

Média

  • L'épisode 16 de la série The Event passe par Morez
  • Le film "la neige était sale" a été en partie tournée à Morez avec Daniel Gélin.

Galerie photo

Bibliographie

 

Bienvenue dans le haut-jura

Née du groupement des communes de Morez, Morbier, Tancua et Lézat en 1994, Haut-Jura Arcade a élargi sont territoire en 1996 avec Longchaumois et en 2013 avec La Mouille et Bellefontaine.

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